Petit florilège des choses qui agacent ;-)

Aujourd’hui j’ai l’esprit « blagueur », alors il m’est venu cette idée farfelue d’établir un petit florilège des choses qui énervent au quotidien, en me disant que je vais peut-être rencontrer quelques personnes qui sont victimes, comme moi, de ces mêmes petites contrariétés 😉

Tout ceci, bien évidemment, dans le registre de l’humour car, en y réfléchissant bien, s’il n’y avait que ça pour nous « pourrir la vie » ce ne serait pas bien grave. Il y a hélas bien pire, alors relativisons. 🙂

Commençons par le supermarché, lequel est en effet un lieu assez propice à ces petits agacements.

  • Cela commence en allant chercher le chariot. C’est là que l’on s’aperçoit que l’on n’a ni le jeton, ni la pièce de 1 Euro, nécessaire pour débloquer le précieux engin. Parfois même, si la malchance s’y met vraiment, vous avez bien le jeton mais celui-ci ne fonctionne pas dans les chariots. Enfin, lorsque vous êtes tout(e) fier(e) d’avoir enfin réussi, vous vous apercevez que le chariot en question a une roue qui a la fâcheuse manie de se bloquer, ce qui vous amène à vous déplacer « en crabe »…
  • Ensuite je vous passe la course aux rayons sachant que statistiquement, depuis votre dernier passage, vous avez environ une chance sur trois pour qu’ils aient changé l’emplacement du produit que vous cherchez.
  • De même, comme cela a dû vous arriver, vous choisissez justement le produit qui est le seul dont le prix n’est pas affiché. Vous partez donc en quête de la célèbre borne de lecture de code barre, laquelle, si elle n’a pas également changé de lieu, refuse de fonctionner… Il ne vous reste plus qu’à interpeller un des employés du magasin, lesquels sont curieusement introuvables ce jour-là, sinon ils ne savent pas et vous renvoient au bureau d’accueil. Là, il y a une queue pas possible avec des gens qui veulent changer un produit, faire constater un défaut ou une anomalie sur un ticket de caisse, obtenir comme vous un prix, etc. etc.
  • Bon ! imaginons que tout ne se soit pas si mal passé que ça. Vous arrivez à la caisse, vous venez justement d’en repérer une où il n’y a pas trop de monde et là vous allez enfin pouvoir souffler un instant. Que nenni…! le voyant rouge était allumé, vous ne l’aviez pas vu, et vous allez donc devoir repartir en quête d’une nouvelle caisse.
  • Ça y est vous y êtes, arrive alors l’exercice physique et délicat de vidage du chariot. Là, pour bien vous mettre en condition, vous êtes tombé sur un(e) caissier(e) qui démarre le décompte avant que vous n’ayez fini de vider votre chariot, ce qui fait que vos achats commencent déjà à s’empiler à l’autre bout. Enfin, pas de chance, vous avez oublié de peser vos précieuses tomates. Il vous faut repartir fissa, la honte au front devant les clients qui attendent derrière vous et qui ont des mines réprobatrices devant le/la grand(e) distrait(e) que vous êtes.

Mais avant, il existe un autre lieu qui n’est pas en reste pour ce qui est des situations qui font monter la pression. Il s’agit des parkings.

  • Vous venez d’arriver, après trois tours sans avoir trouvé une seule place, morceau de chance ! vous venez justement d’en repérer une. Vous vous arrêtez, engagez votre manœuvre et là, en embuscade venu(e) de nulle part, un(e) autre automobiliste(e) fait la même chose mais infiniment plus vite que vous… Encore heureux qu’il/elle ne descende pas de son véhicule avec un petit air satisfait ou narquois…
  • Passons sur les petits désagréments liés au fait que vous avez égaré votre disque de stationnement de zone bleue, ou que vous n’avez pas la monnaie pour obtenir le ticket pour la durée que vous estimez devoir stationner ici.
  • Autre cas fréquent, vous revenez et vous ne vous souvenez plus de l’endroit où vous vous êtes garé(e). Vous voici donc parti(e) pour arpenter les différentes travées dans les étages, sachant qu’elles se ressemblent toutes et que, justement ce jour-là, vous n’aviez jamais remarqué qu’il y avait autant de voitures identiques à la vôtre.
  • Ça y est vous avez enfin trouvé. Ouf ! Mais entre temps, quelqu’un s’est garé à côté de vous en ne vous laissant que 10 cm pour ouvrir votre portière. Vous voici alors confronté(e) à devoir faire un numéro de contorsionniste consistant à entrer par l’autre côté et d’enjamber la console centrale. Sans compter que, le soupçon vous gagnant, vous allez inspecter votre carrosserie au peigne fin à la recherche d’un bon coup de portière.

Vous partez enfin faire vos courses et bien décidé(e) à flâner un peu en arpentant les trottoirs devant les vitrines des magasins. Ah ! Les trottoirs, voici un vrai sujet…!

  • Si au bout d’un quart d’heure vous ne vous êtes pas cirés vos semelles de chaussures dans ce qu’il est convenu d’appeler poliment des « déjections canines », vous avez de la chance.
  • Ensuite, il serait bien étonnant que vous ne rencontriez pas quelques véhicules qui y sont garés et qui vont vous contraindre à descendre sur la voie au risque de vous faire enguirlander par les automobilistes ou les cyclistes.

Vous êtes enfin tranquille à la maison. Que peut-t-il vous arriver maintenant ?

  • Vous déballez vos achats et vous vous apprêtez à ranger les fringues toutes neuves que vous venez d’acheter. C’est là que vous vous rendez compte que le magasin a oublié de vous retirer le gros truc en plastique qui tenait lieu d’antivol. Il ne vous reste plus qu’à repartir pour le faire enlever.
  • Tant que nous en sommes aux vêtements, n’avez-vous pas remarqué que les cintres libres dans les penderies sont parfois un peu vicieux. Lorsque vous en cherchez un, soit il se cache bien entre deux vêtements, soit ils sont tous regroupés mais, lorsque vous en saisissez un, il y en a 4 autres qui tombent car ils ont eu le bon goût de s’entremêler.
  • Autre grand classique, vous vous apprêtez à ranger vos emplettes et pour cela vous voulez enlever les étiquettes qui y sont collées dessus, avec leur code barre et autres informations totalement hermétiques. Eh non ! pas de chance, il ne s’agit pas d’étiquettes autocollantes qui s’enlèvent comme un scotch ou un sparadrap, ce serait trop beau… Non ! elles résistent, se déchirent, se dédoublent et au final, lorsque vous y arrivez, elles vous laissent une belle tâche noirâtre que vous allez devoir enlever avec de l’alcool, si toutefois elle veut bien disparaître.

Une autre plaie de notre époque, le démarchage commercial à domicile ou téléphonique.

  • Déjà, pour commencer, c’est au pire moment que cela sonne à la porte ou au téléphone. Que veut-on donc vous vendre…? Oh ! mais vous n’y pensez pas ! la personne en question n’a pas du tout l’intention de vous vendre quoi que ce soit. Elle est juste là pour vous rendre service et « vous délivrer une information d’ordre pratique » destinée à vous faciliter la vie. Si vous avez un tout petit peu de temps à perdre, vous allez vous rendre compte que cette offre, a priori désintéressée, se décline en fait en services ou en objets qui ont le bon goût d’être accessibles à un prix vraiment modique, il serait dommage de ne pas en profiter, d’autant plus que le vendeur a une solution pour que vous n’ayez rien à débourser (dans un premier temps) avec la solution de crédit qu’il vous faut pour vous endetter sans douleur.
  • Je passe sur les démarcheurs à domicile qui tiennent absolument à rentrer chez vous afin que « l’entretien soit plus convivial« . Ce qui en réalité leur permet de se faire une idée sur vous, votre mode de vie, votre patrimoine, etc.
  • Vous aurez aussi certainement remarqué que ces personnes se présentent au titre d’un obscur « centre national d’étude trucmuche » ou d’une association tout aussi énigmatique. Ils ont d’ailleurs assez de mal, en général, pour vous indiquer les caractéristiques de ladite association ou du fameux centre d’étude, parfois même ne connaissent-ils même pas la signification du sigle. Enfin, ces gens là se présentent souvent avec un débit vocal tellement rapide que vous ne comprenez rien de prime abord. Je me plais en général à leur faire répéter autant de fois que nécessaire.
  • Autre grand classique dans le domaine, se réclamer d’un partenariat avec quelque chose que vous êtes censé connaître. Dans ce domaine, je ne compte plus les partenaires d’EDF qui vendent en fait des panneaux solaires ou même de l’électricité, ou encore les partenaires de la fédération des mutuelles de France qui cherchent à vous faire changer de prestataire.

Et puis il y a celles et ceux qui nous entourent.

  • Il y a déjà ceux qui font profession de de tricher, par exemple en s’arrangeant pour ne pas faire la queue comme tout le monde.
  • Et puis il y ceux qui adorent faire partager leurs conversations, que ce soit au téléphone ou non, sans se préoccuper de savoir si cela peut importuner le voisinage.
  • Et puis, il y a ceux qui ne vous connaissent que lorsqu’ils ont besoin de vous. Si… si… je vous assure j’en ai connu, que ce soit dans le voisinage ou au travail.
  • Une autre population qui m’agace un peu, celle des « je-sais-tout-sur-tout ». C’est par exemple le cas de mon coiffeur, lequel est capable de vous délivrer son expertise sur tous les sujets. C’est tout juste s’il ne va pas vous apprendre votre métier, le bougre.
  • Il y a aussi les « moi-je-travaille » qui considèrent sans doute que les autres ne font rien et qui s’arrogent donc des priorités ou le droit de faire la morale aux autres. On en rencontre partout et plus particulièrement au volant.

Bon, je vais m’en tenir là pour aujourd’hui mais, bien évidemment, la liste n’est pas close, loin de là… 😉 Pour preuve, allez lire le bouquin que j’évoque à la fin de cet article.

J’aurais pu, par exemple, vous parler aussi des bonheurs de la circulation routière, mais ce serait trop long. Il y aurait de quoi écrire un article complet sur le sujet, tellement le contexte est propice. 😉

J’aurais également pu vous parler de la dictature de l’éco-responsabilité qui ne cesse de nous culpabiliser. Mieux vaut donc que je m’abstienne car je risque de ne pas être tout à fait politiquement correct. Oups…!

Pour conclure, disons-nous que les choses qui agacent font partie de la vie, que tout ceci n’est pas si grave que ça, et qu’il vaut mieux s’en moquer comme je viens de le faire que de se faire monter inutilement l’adrénaline. 😀

Allez… Keep Cool….!!!

P.S. Si vous souhaitez approfondir le sujet, il existe un excellent bouquin intitulé « Pourquoi la tartine tombe toujours du côté du beurre ». L’auteur, Richard Robinson, propose d’y expliquer la célèbre Loi de Murphy dite également « La loi de l’emm…bêtement maximum ». C’est tout à fait scientifique et sérieux tout en étant désopilant car vous allez vous reconnaître dans beaucoup de situations.

La couverture Shadock est tout à fait pertinente.

 

 

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1 réponse à Petit florilège des choses qui agacent ;-)

  1. Antoine dit :

    🙂

    Il y aurait beaucoup à commenter sur cet article… Mais la il est bien trop tard !
    Allez hop… Dodo !

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