Pierre Magnan

Lundi dernier, lors de la rédaction de ma sélection TV-Ciné de la semaine, j’avais noté un téléfilm intitulé « le secret des Andrônes ». Il s’agissait en fait d’une des nombreuses adaptations des romans de Pierre Magnan.

Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si je vous parle de « La maison assassinée », cela va peut-être vous rappeler un film de Georges Lautner qui avait eu un relatif succès lors de sa sortie en 1988 (1).

Tandis que je cherchais, via internet, à en savoir davantage sur le secret des Andrônes, j’ai appris que Pierre Magnan était décédé depuis fin avril 2012. L’évènement était passé inaperçu (au moins en ce qui me concerne), probablement parce-que l’auteur ne faisait pas trop la « Une » des magazines ni des interviews à la radio ou à la télévision.

Pour ma part, j’ai découvert cet écrivain au tout début des années 80 en lisant justement « La maison assassinée », sorte de thriller qui se déroulait dans un village de haute Provence au lendemain de le première guerre mondiale. Une série de meurtres, tous plus étranges et horribles les uns que les autres, s’y était déroulée et l’intrigue tournait autour du lien qu’il pouvait y avoir entre les différentes victimes.

J’avais été particulièrement fasciné par l’écriture de Magnan, la complexité haletante des intrigues qu’il tissait, et l’art de la description des lieux, des ambiances et des personnes. De ce dernier point de vue, j’aurais presque tendance à le comparer à Georges Simenon ou à Zola, lesquels m’ont toujours impressionné par la richesse de leurs descriptions. Il n’aimerait pas lire ce que je dis ici, lui qui disait : « Quand je compare mes pauvres écrits à ceux de Stendhal, Saint-Simon ou Proust, je suis au rez-de-chaussée quand ils sont au 20ème étage ».

Par la suite, j’ai lu de nombreux autres ouvrages de cet auteur mais certainement pas tous, car sa production fût assez importante. Citons quelques ouvrages que j’ai bien aimés :

  • Le sang des Atrides
  • La maison assassinée
  • Les courriers de la Mort
  • La folie Forcalquier
  • La Naine
  • Un grison d’Arcadie

Originaire de Manosque, il situait pratiquement toutes ses intrigues dans cette région (Digne, Forcalquier, etc.). Parmi ses œuvres, une série a pour personnage principal le Comissaire Laviolette lequel est en quelque sorte son Maigret (encore une référence à Simenon !). Ce ne sont pas forcément les meilleurs bouquins mais ils ont été rendus célèbres par leurs adaptations pour la télévision, le commissaire en question étant incarné par Victor Lanoux. Ces téléfilms sont d’une relativement bonne qualité bien que je trouve les personnages un peu trop caricaturaux par rapport à ceux qui sont décrits dans les bouquins eux-mêmes.

Pour terminer, si vous êtes intéressé(e)s par cet écrivain, si vous voulez connaître son parcours particulièrement atypique et sa bibliographie, voici quelques références de sites sur internet :

Notes :

(1) En lisant ce livre, j’avais tout de suite imaginé qu’il puisse faire l’objet d’une adaptation au cinéma. J’y voyais, dans le rôle principal de Séraphin Monge, Gérard Depardieu, lequel correspondait bien, à mon sens, au colosse ténébreux et énigmatique qui était décrit par Pierre Magnan. Lorsque j’ai appris que Lautner en avait fait un film, je me suis bien évidemment précipité pour le voir et j’ai été un petit peu déçu par rapport aux souvenirs de lecture que j’avais encore en tête. Cela reste toutefois une très bonne adaptation.

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1 réponse à Pierre Magnan

  1. Gilles dit :

    Ça alors…! quelle coïncidence !
    Le film « La maison assassinée » passera à la télévision la semaine prochaine, le jeudi 13 septembre à 20 h 50 sur W9.

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