Thomas Fersen

Il y a quelques jours je vous annonçais l’imminence d’un concert de Thomas Fersen à Toulouse. Ce concert a eu lieu la semaine dernière et j’ai eu la chance de pouvoir y assister.

Ceci m’a donné l’idée de rédiger un article afin de vous faire découvrir cet artiste, au cas où ne le connaîtriez pas, ou peu.

En effet, ce chanteur ne fait pas partie de ceux que l’on invite sur les plateaux TV d’émissions de variété, ou dont les chansons sont programmées sur les radios de grande écoute. Il ne fait pas plus la une des magazines people. Croyant connaître un peu le personnage, je le soupçonne de ne pas chercher une telle médiatisation, et même à chercher à y échapper le plus possible… 😉

Ceci étant, depuis 20 ans, il a son public et il remplit sans difficulté les salles où il se produit, comme ce 23 janvier à Toulouse où la Halle aux Grains était comble. Ce public, il le recrute plutôt parmi les quadra et au-delà, un peu chez les trentenaires mais pas, ou très peu, chez les plus jeunes.

Ce qui caractérise Thomas Fersen c’est avant tout cet art particulier consistant à  jongler avec les mots et les rimes, et tout ceci avec un humour redoutable, mais tout en finesse, et une imagination sans limite. D’une certaine manière, je le considère un peu comme un héritier de Georges Brassens (ceci n’engage que moi ;-)). En effet, il manie la langue Française avec une très grande aisance et une richesse de vocabulaire remarquable.

Côté musical, ce qu’il fait est également très créatif . Il sait emprunter à tous les styles de musique et avec l’usage de toutes sortes d’instruments. Il joue de divers instruments, dont principalement du piano, et récemment du Ukulélé dont il en a fait son instrument fétiche. Il est plutôt habitué aux petites formations et parfois même il se produit seulement accompagné de son complice de toujours Pierre Sangra, véritable homme orchestre dans le domaine des cordes.

En vingt ans, il a produit 8 albums au total, 1 best of dit « de poche » et 2 albums d’enregis-trement en concert, dont un comportant 3 CD. En résumé, ce n’est pas un stakhanoviste de la production discographique puisque son rythme est en moyenne d’un album tous les 3 ans, soit :

  • Le bal des oiseaux (1993)
  • Les ronds de carotte (1995)
  • Le jour du poisson (1997)
  • Qu4tre (1999)
  • Pièce montée des grands jours (2003)
  • Le pavillon des fous (2005)
  • Trois petits tours (2008)
  • Je suis au paradis (2011)

A noter également le Best of dit « de poche » datant de 2007 et dans lequel il propose un certain nombre de titres, essentiellement accompagnés d’un Ukulélé.

Les albums en « live » sont :

  • La Cigale des grands jours (2004)
  • Triplex (2004) dans lesquels se trouvent en fait l’intégrale de 3 concerts :
    • L’Européen (1998)
    • La Cigale (2001)
    • Montréal (2001)

La période que je préfère est celle des années 1997 à 2003, et en particulier l’album Qu4tre. Les suivants sont de plus en plus sophistiqués et un peu « déjantés ». Ils nécessitent une période d’adaptation, même pour les inconditionnels comme moi. Depuis 2005 avec le pavillon des fous, une chanson de Fersen, cela s’apprivoise mais lorsque ceci est fait c’en est fini on ne décroche plus. 😉

Au-delà des albums cités ci-avant, il faut également le voir sur scène. Il a une présence assez remarquable et un don pour mettre la salle dans sa poche. Pour ma part je l’ai vu deux fois, une première fois dans la grande salle du Zénith de Toulouse avec 3 ou 4 musiciens pour l’accompagner et la seconde fois il y a une semaine comme je l’évoquais en début de cet article.

Si vous ne connaissez pas du tout Thomas Fersen, le mieux est certainement d’écouter les trois albums du coffret Triplex, lesquels donnent une bonne idée de son écriture et du style qui sous-tend son oeuvre. Sinon, comme je le disais précédemment, les albums Qu4tre et Pièce montée des grands jours sont également de bons moyens de commencer. Enfin, si vous n’êtes pas allergique au Ukulélé, le best of de Poche est une bonne solution.

Mais mieux encore, si vous possédez d’un compte sur Deezer, (même gratuit !) je vous fais cadeau de mon propre best-of auquel vous accéderez en cliquant sur l’image ci-contre, sinon ICI. Il y manque toutefois quelques chansons que je n’ai pas trouvées dans la base de Deezer et en particulier de l’album Trois petits tours qui y est étrangement absent.

Vous remarquerez que Fersen a quelques idées fixes qui reviennent assez régulièrement. Durant une période, ses chansons mettaient régulièrement en scène des animaux (ne passez pas par exemple à côté des malheurs du lion ou de la chauve-souris :-D). Sinon il lui arrive de tirer ses sources d’inspirations d’objets totalement inattendus comme par exemple sa valise qui est au coeur de son album Trois petits tours. Depuis 2005, chaque album a un thème bien particulier (la folie, le voyage, la mort).

Pour terminer, si vous voulez en savoir davantage sur ce garçon assez atypique mais attachant, vous pourrez consulter l’article qui lui a été récemment consacré sur Wikipédia.

Bonne écoute…!

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1 réponse à Thomas Fersen

  1. Véro de Moulidars sur Chats dit :

    Ah mon frérot merci d’encenser cet artiste que j’adore depuis ses débuts (découvert grace à France Inter) et que j’ai eu le privilège de te faire connaître…
    Concernant son bestiaire poétique je lui ai fait moi aussi les honneurs d’une play liste sur deezer « plumes et poils » où notre chez Fersen cohabite avec quelques artistes tout aussi inspirés, tels Nougaro ou Boby Lapointe….

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