Chronique cinéma 2013-2

Les mois d’hiver sont propices pour se caler le soir dans son fauteuil (le cas échéant au coin de la cheminée ;-)), devant un film à la TV. Ce mois de février, bien qu’étant le plus court de l’année, a été particulièrement riche en propositions de films  dans les programmes des différentes chaînes.

Dans cette sélection de 15 films, pas mal de bonnes choses, dont déjà 3 qui obtiennent haut la main un (5/5) 😀 et seulement 2 qui ne récoltent qu’un (2/5) 🙁 (Je passe sur un film en fin de liste qui ne mérite même pas un 😡 et que je considère comme hors concours dans la catégorie « navet »). Pour les autres, il y a certes quelques références à retenir mais malgré tout encore pas mal de 😐 (3/5) que je ne considère pas forcément comme de mauvais films mais qui ne me paraissent pas être de nature à marquer durablement les souvenirs sinon, dit autrement, que l’on n’aura pas envie de regarder une autre fois si l’occasion se présente.

Pour mémoire, la chronique précédente de janvier. Sinon, ce récapitulatif annuel vous permettra d’atteindre celles de l’année passée.

La signalétique, du meilleur au pire soit :  😀  🙂  😐  🙁  😡

  • Parlez moi de vous. 😐 Mélina, la quarantaine, élégante et pimpante, anime une émission de radio en soirée durant laquelle elle écoute ses auditeurs avec leurs problèmes affectifs, et autres difficultés d’ordre psychologique. Elle tente d’apaiser tous ces « bobos de l’âme » avec humour et un ton relativement débridé. Mais ceci n’est qu’une face de sa vie car l’autre est celle d’une femme névrosée, solitaire, pleine de manies et surtout blessée par l’absence d’une Mère, laquelle l’a abandonnée lorsqu’elle était toute petite. Le film va être essentiellement centré sur cette quête douloureuse. Au final, sans être vraiment décevant, on déplore un peu un scénario assez plat et où tout est plus ou moins prévisible. Bref, une bonne petite tragi-comédie romantique mais rien de plus. En revanche Karine Viard est remarquable de sincérité et très touchante dans ce rôle. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Toutes nos envies. 😐 Philippe Lioret, réalisateur de « Je vais bien ne t’en fais pas », « l’Équipier » ou encore « Mademoiselle », signe à nouveau, comme pour « Welcome », un film dont le sujet central est un phénomène de société : le sur-endettement et les pratiques peu reluisantes des organismes de prêt. Claire (Marie Gillain), jeune juge, et par ailleurs mère de famille dynamique, est amenée à traiter d’une telle affaire concernant, par le plus grand des hasards, une jeune femme dont les enfants sont dans la même école que les siens. Le dossier lui ayant été retiré, elle demande à un collègue chevronné (Vincent Lindon) de le reprendre et elle engage à ses côtés un bras de fer juridique contre les organismes prêteurs peu scrupuleux. Là-dessus, Claire apprend qu’elle est atteinte d’un tumeur au cerveau qui ne lui laisse aucune chance de survie à moyen terme. Elle décide alors de ne pas se faire soigner. Dans mon échelle d’appréciation de 1 à 5, j’aurais aimé donner 4 à ce film, au moins pour le sujet de départ et l’excellente prestation des deux principaux acteurs. Hélas, Lioret a bien trop « chargé la barque » en ajoutant cette dimension dramatique supplémentaire liée à la maladie, plus d’autres détails tout à fait inutiles qui ont éclipsé le sujet principal. D’autre part, il y a dans ce film quelques maladresses choquantes. En particulier, il a une vision complètement erronée sur le droit de réserve des juges (on n’invite pas à dîner, pas plus que l’on héberge chez soi, une personne dont on a la charge du dossier en justice). Ceci étant, Marie Gillain et Vincent Lindon sont remarquables de justesse et de naturel dans leur jeu.  Dommage que le scénario n’ait pas été plus travaillé et plus rigoureux. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Shutter Island. 😀 Début des années 50, le policier Teddy Daniels est amené à enquêter, avec son adjoint, sur une île occupée par un hôpital psychiatrique qui renferme de dangereux psychopathes ayant commis des crimes. En effet, une des pensionnaires a mysté-rieusement disparu. L’accueil est particulièrement froid. Les enquêteurs relèvent toute une série de contradictions mais doivent faire face à l’obstruction systématique de la part de la Direction et du personnel. Je ne vous en dit pas plus car tout l’intérêt du film tomberait. Ce que je peux vous dire c’est qu’il s’agit vraiment d’un très grand film de Martin Scorcese, que l’on est pas près d’oublier et qu’on a déjà envie de revoir pour encore mieux comprendre. Du cinéma de cette qualité on n’en rencontre pas tous les jours. La distribution est également brillante (Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, etc.). Plus de détails sur AlloCiné.
  • Taken. 🙁 Bryan, ancien des services secrets US  vit séparé de son épouse dont il a une fille qu’il chérit par dessus tout. Cette dernière décide de partir en vacances à Paris avec une copine. Il y est hostile mais, sous la pression, il finit par accepter. A peine arrivées les deux filles se font enlever par une bande de proxénètes de la filière Albanaise qui pratiquent la traite des blanches. Illico il part pour Paris et, avec ses relations et ses compétences acquises antérieurement, il retrouve assez vite la piste des ravisseurs, lesquels en prennent « plein la tronche » pendant tout le reste du film. Je passe sur le fait qu’un de ses anciens collègue des services secrets Français s’avère également tremper dans la magouille. Bon inutile de continuer, vous avez compris qu’il s’agit d’un bon film d’action à 10$, caricatural à souhait, qui se laisse certes regarder, mais dont on ne gardera certainement pas un souvenir impérissable, même avec l’emblé-matique Liam Neeson dans le rôle du vengeur. A noter que le réalisateur est Français et que ce film a eu un gros succès outre atlantique, à tel point qu’un « Taken-2 » vient de sortir et qu’un opus 3 est prévu en 2014…! C’est dire comme le filon doit être bon ! Plus de détails sur AlloCiné.
  • L’amour dure trois ans. 🙂 Avec ce premier film, Frédéric Beigbeder adapte un de ses romans (plus ou moins autobiographique) et il faut reconnaître que c’est assez réussi. Il n’y a pas vraiment d’histoire, si ce ne sont les errements d’un fêtard plus ou moins écrivain, plus ou moins critique littéraire, plus ou moins chroni-queur mondain, qui s’est fait larguer par sa femme et qui, du coup, pond un bouquin dans lequel il déclare que l’amour n’existe pas, sinon qu’il ne dure pas longtemps. Cela ne va pas l’empêcher de tomber à nouveau amoureux fou d’Alice. Tout ceci est superbement traité, sur un ton léger, un brin décalé, avec beaucoup d’humour et d’auto-dérision, des dialogues qui claquent et avec des acteurs qui s’en donnent visiblement à coeur joie. C’est une petite comédie sentimentale bien sympathique, originale en plus, et qui n’engendre pas l’ennui. Pour un coup d’essai, c’est bien Monsieur Beigbeder…! Avec Gaspard Proust (excellent) et Louise Bourgouin dans les deux principaux rôles, entourés d’une pléiades d’acteurs tout aussi épatants. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Les tribulations d’une caissière. 😐 Suite à l’accident de son père, Solveig abandonne ses études de lettres et devient caissière dans un supermarché pour subvenir aux besoins de son petit frère qu’elle prend en charge. La vie n’est pas toujours drôle mais elle se soutient avec ses collègues et elle écrit en cachette un blog corrosif dans lequel elle décrit la vie de caissière. Celui-ci a de plus en plus de succès auprès des inter-nautes et la Direction du magasin, qui soupçonne que cela vient de quelqu’un parmi leur personnel, s’en inquiète et, avec la complicité d’un journal, elle dépêche une « taupe » pour démas-quer l’impertinente. Là-dessus se greffe une rencontre improbable avec un beau jeune homme fortuné et voilà que Cupidon s’en mêle…! Sur le ton de ces comédies sentimentales à l’Américaine, à moitié conte de fée moderne au happy-end hyper prévisible, c’est agréable à regarder mais cela s’arrête là. A noter tout de même l’adorable Déborah François dans le rôle principal, laquelle illumine le film de sa présence et de son beau sourire. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Ma vie en l’air. 😐 Yann, trentenaire, est instructeur pour les pilotes d’une compagnie aérienne mais il souffre de la phobie du transport aérien et ceci a pour effet de contrarier sa vie affective avec des petites amies qui ont la mauvaise idée de voyager. Il est par ailleurs flanqué de son inséparable copain Ludo dont le principal métier consiste à ne rien faire et qui a une forte tendance à « taper l’incrust ». Avec cette petite comédie romantique, Rémi Bezançon signe son premier long métrage et cela n’est pas trop mal réussi, même si on est loin de son second film « Le premier jour du reste de ta vie » que j’ai beaucoup aimé (restera à voir son troisième long métrage « Un heureux évènement »). Ici, on a affaire à un film qui se laisse regarder avec plaisir mais qu’on oubliera certainement assez vite. Certes les dialogues sont enlevés, certaines situations sont jubilatoires, les acteurs sont sympathiques mais cela reste encore assez superficiel, même si certains voient là dedans une bonne analyse du « mal des trentenaires qui refusent de grandir ». Ceci étant le trio Vincent Elbaz, Gilles Lellouche, Marion Cotillard fonctionne à fond et ils font beaucoup pour tirer ce film vers le haut, sans y parvenir tout à fait quand même. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Ceux qui restent. 😀 Bertrand et Lorraine vont chaque jour à l’hôpital pour rendre visite à leurs conjoint et compagnon respectifs, tous deux gravement atteints d’un cancer. Lui (Vincent Lindon) est plutôt « taiseux » et plein de principes. Il se consacre avec abnégation à soutenir sa femme et à s’occuper de la fille de celle-ci. Elle (Emmanuelle Devos) est un peu plus jeune et d’un caractère bien différent. Elle aborde la maladie de son compagnon de manière plus frontale et ne sait pas si elle va pouvoir supporter l’après, quel qu’il soit. Avec son petit côté optimiste et un brin exubérant, Lorraine lie connaissance avec cet homme plutôt mélancolique et renfermé. Petit à petit, ils vont apprendre à s’apprivoiser et prendre le parti de s’aider à vivre dans cette situation de ceux qui sont en bonne santé et qui peuvent parfois avoir des scrupules à l’être. Tout ceci va imperceptiblement évoluer en douce et tendre amitié, jusqu’au jour où cela va devenir de l’amour. Pour son premier film, dont elle signe à la foi le scénario et la mise en scène, Anne le Ny a réussi un petit chef d’oeuvre qui sait nous émouvoir tout en gardant cet optimisme de la vie qui continue. C’est un film qui mérite amplement les nominations dont il a fait l’objet et qui aurait dû, à mon sens, remporter davantage de récompenses. Tout est juste dans cette superbe histoire, aucune invraisemblance, pas de pathos inutile (on ne pleure pas, on rit parfois même). C’est la vie, rien que la vie de ceux qui restent, superbement interprétés par un Vincent Lindon bouleversant dans sa difficulté à succomber aux sentiments qui le submergent et une Emanuelle Devos lumineuse et attachante dans son rôle de jeune femme à la fois taraudée par le doute et par l’envie de se battre pour vivre et aimer. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Dans la tourmente. 🙁 Franck (Clovis Cornillac) est ouvrier dans une entreprise de la région de Marseille. Suite à une intrusion illégale dans un secteur de l’usine, il apprend, par hasard et par indiscrétion, que celle-ci va être délocalisée de manière sauvage le week-end suivant et que ceci sera en plus associé au détour-nement d’une énorme somme d’argent. Il décide, avec son pote Max (Yvan Attal) d’aller braquer les bureaux afin de récupérer l’argent et ceci sans en parler à sa femme (Mathilde Seigner). L’opération tourne mal, des coups de feu sont échangés et il y a des morts. S’ensuit la cavale de ces braqueurs amateurs. A partir de cette base de thriller, sur fond de dérive sociale, on pouvait imaginer quelque-chose de plus conséquent que l’imbroglio assez peu crédible qui constitue la seconde moitié du film. Personne n’est convaincant dans cette histoire mal ficelée où les situations personnelles se croisent avec de vagues affaires politico-mafieuses. En dépit d’un casting honorable, c’est au final un film assez médiocre qui en résulte. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Le héros de la famille. 😐 Gabriel(le) dirige le « Perroquet bleu » (petit cabaret du vieux Nice) avec l’aide de Nicky, son fils adoptif. A sa mort, suite à son suicide, tout ce qui lui tient lieu de famille (femmes, maîtresse et descendance de son fils) se retrouve pour l’ouverture du testament. A la surprise générale, ce n’est pas Nicky qui va hériter du cabaret mais ses deux enfants, issus de deux relations différentes. Ce point de départ est alors l’occasion de découvrir l’imbroglio familial, d’assister au grand déballage, de voir se nouer les alliances et les compromis, de découvrir les rancœurs, etc. tout ceci dans une ambiance de joyeux psychodrame. Ce film se laisse regarder avec plaisir, même s’il ne s’agit pas d’un grand film dont on se souviendra forcément longtemps. Il a en revanche le mérite de réunir un casting éblouissant (Claude Brasseur, Catherine Deneuve, Miou Miou, Gérard Lanvin, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Béart, et j’en passe…) et au bout du compte le film n’est pas vraiment à la hauteur d’une aussi brillante distribution. Plus de détails sur AlloCiné.
  • In the air. 🙂 Ryan est un « job killer », sous traitant de patrons trouillards pour licencier à leur place. Il fait très bien le job, sans états d’âme, et parcours l’Amérique dans tous les sens, d’entreprise en entreprise, d’avion en avion et d’hôtel en hôtel. Il s’est ainsi forgé un personnage cynique à souhait, se voulant indépendant de toute contrainte (famille, amis, domicile, etc.). Deux rencontres vont pourtant infléchir ce parcours un peu trop lisse et froid. D’une part il commence à ressentir des émotions affectives et amoureuses avec une jeune et jolie femme qui, comme lui, passe son temps en avion, et d’autre part il doit faire face à une toute jeune diplômée, encore plus cynique que lui, qui propose d’améliorer la productivité en licenciant par téléconférence. De l’une il n’aura qu’une envie, la revoir toutes les fois qu’il le peut, au hasard des correspondances, et de l’autre il s’attachera à lui inculquer des notions d’humanité qui lui étaient pourtant étrangères jusque-là. Après « Thank you for smoking », dans lequel il décrivait l’univers cynique d’un avocat défenseur d’un cigarettier, Jason Reitman (également auteur du film « Juno ») s’attaque ici au monde du travail en mêlant à la fois critique des pratiques de gestion des emplois et chaleur humaine avec la transformation de cet homme qui découvre petit à petit les sources de l’humanité qu’il avait rejetées pendant des années…! Tout ceci est parfaitement servi par un Georges Clooney qui finit par en devenir attachant, une Anna Kendrick en petite peste sûre d’elle qui va tomber de haut, et enfin Vera Farmiga qui est belle à « tomber de son siège ». Plus de détails sur AlloCiné.
  • The descendants. 😀 Matt (Georges Clooney) est avocat à Hawaï et se consacre pleinement à son métier sans beaucoup s’occuper de ses deux filles, âgées respectivement de 17 et 11 ans. Lorsque sa femme Elisabeth est victime d’un accident de bateau  et se retrouve dans un coma irréversible, Matt prend alors conscience des réalités et essaie de reconstruire l’unité familiale avec ses filles, dont l’aînée qui était en situation de rupture avec sa mère et qui finit par lui avouer que celle-ci le trompait. Sur la base des indices qu’il peut collecter, ils se lancent tous les trois à la recherche de cet amant que Matt souhaite avoir au moins une fois en face de lui et lui annoncer le décès imminent d’Elisabeth. Parallèlement, Matt se trouve être en charge d’opérer la vente de propriétés familiales pour le compte d’une large communauté de cousins. Il va s’avérer que les deux évènements vont se télescoper et Matt de devoir les gérer conjointement. Alexander Payne nous livre ici un bien joli film, tout en délicatesse pour décrire la douleur de cet homme qui veut, d’une part comprendre, et d’autre part reconstruire une relation différente avec ses filles. Dans un registre moins léger que dans le film précédemment évoqué (In the air) Georges Clooney campe ici un personnage très attachant aussi bien dans sa détermination que dans sa fragilité. Une mention également pour la jeune Shailene Woodley très convaincante dans le rôle de la fille aînée. Cerise sur le gâteau, les décors naturels sont superbes et le film est par ailleurs sous-tendu par une très belle bande son constituée en partie de musiques locales. En bref, du grand cinéma Américain comme on l’aimerait plus souvent. Ce n’est pas un hasard si ce film a récolté une belle collection de récompenses, ainsi qu’à ses interprètes (Golden Globes, Oscars, etc.). Plus de détails sur AlloCiné.
  • Source Code. 🙂 Colter (Jake Gyllenhaal) se retrouve dans un train vers Chicago, sans comprendre ce qu’il y fait, et par ailleurs très intrigué par le fait que certaines personnes semblent bien le connaître. Après une terrible explosion, dont personne ne ressort vivant, Colter se retrouve en face de personnages énigma-tiques (scientifiques et militaires) qui lui expliquent qu’il est en fait mort aux commandes de son hélico en Afghanistan, et que l’on se sert dorénavant de lui pour se projeter, à volonté, dans le corps d’un autre afin de récupérer les informations des 8 dernières minutes de la vie de ces personnes. Ce film de science fiction, qui se déroule dans un environnement pourtant bien actuel, laisse perplexe mais vous colle irrémédiablement à votre canapé. Même si l’on n’est pas très amateur de SF, on ne peut s’empêcher de continuer à regarder pour savoir la suite et essayer de comprendre. C’est vraiment très astucieux comme scénario. Cette quête à la recherche de terroristes afin d’empêcher un attentat, avec sans cesse des retours dans le passé pour infléchir l’histoire, est palpitante. A peine le film terminé, on a déjà envie de le revoir, persuadés que nous n’avons pas encore saisi toutes les finesses du scénario. Plus de détails sur AlloCiné.
  • La Dame de Fer. 😐 Ce biopic, consacré à Margaret Thatcher, adopte une démarche assez différente de celles qui sont généralement utilisées pour ce genre de film. En effet, on aborde la vie de cette femme hors du commun uniquement au travers de ce qu’elle est devenue maintenant, c’est-à-dire une dame très âgée, atteinte d’une maladie dégénérative et qui, entre hallucinations, et pertes de repères temporels se souvient encore de ce qu’elle fut. J’avoue avoir été assez déçu par ce film qui, à mon sens, se présente un peu trop comme un portrait retouché de la terrible « Maggie » qui a gouverné le Royaume Uni pendant 11 ans et qui n’a pas fait que l’unanimité pour elle, mais aussi bien souvent contre elle. En effet, même si rien est oublié parmi les évènements qui ont émaillé cette période, je trouve que tout n’est que survolé à grands traits et de manière très édulcorée par rapport à la réalité objective. Il faut en effet se souvenir de cette époque et regarder le bilan du Thatcherisme pour se rendre compte que cela n’a pas été aussi reluisant que ce film veut bien le laisser imaginer au premier degré. Ceci étant, je reconnais, comme la plupart des avis de la presse ou des spectateurs, que Meryl Streep fournit là une belle performance d’acteur mais finalement pas plus (et parfois même moins) que d’autres acteurs dans d’autres biographies filmées. Plus de détails sur AlloCiné.
  • Les infidèles. 😡 Il est dommage que je n’ai pas à ma disposition un smiley pour dire combien ce film ne vaut absolument rien. Question de génération, sans doute, mais si ce film a réussi à obtenir des appréciations relativement correctes, je le considère personnellement comme un navet de première (et je retiens mes mots). C’est sans intérêt, c’est vulgaire, c’est lourdingue, c’est « beauf »  à souhait, bref à fuir absolument. La seule chose qui m’étonne là dedans c’est que certains acteurs (Sandrine Kimberlain et Mathilda May par exemple), aient cru bon de se fourvoyer dans une telle horreur cinématographique ? La bande Hazanavicius-Dujardin-Lellouche-Lamy, avec leurs compères habituels, continue à m’agacer fortement. Plus de détails sur AlloCiné.
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