Pour commencer, parlons matos…

Mes premiers pas en photo, je les ai faits à l’âge de 12 ans avec un appareil KODAK « Brownie Starflash » identique à celui qui est montré ci-contre.

Bien évidemment, tout était mécanique, de l’entraînement du film au déclencheur. La matière plastique constituait l’essentiel de l’appareil. Pas de mise au point possible mais un impressionnant flash (débrayable) dans lequel on insérait de petites ampoules au magnésium.

Après une longue période pendant laquelle la photographie n’était pas ma préoccupation principale, Ce n’est que 12 ans plus tard (1974) que j’ai fait l’acquisition d’un superbe CHINON, modèle « CS ».

Je faisais là un énorme saut technologique puisqu’il s’agissait d’un véritable 24×36 reflex à objectifs interchangeables. La mise au point était manuelle, tout comme le réglage de l’ouverture, laquelle était tout de même assistée (dans le viseur) par une petite aiguille qu’il fallait positionner entre deux repères.

Équipé au départ d’un assez médiocre 50 mm, il fut doté par la suite d’un 35 mm et d’un 110 mm. La monture était une « 42 à vis », un peu délicate à manipuler par rapport aux montures à baïonnettes, lesquelles commençaient à se développer chez les grands constructeurs tels que Minolta ou Canon. Ce type de monture était en tout point identique à celle utilisée par Pentax.

Ce merveilleux appareil m’a accompagné pendant 20 ans. Il a réalisé des milliers de photos, essentiellement sous forme de diapositives, que je ne renie pas du tout. Son remplacement s’est enfin imposé, en dépit d’une réparation, suite à des difficultés mécaniques du système d’entrainement du film.

Ainsi, en 1994 j’effectuais à nouveau un grand bond technologique en accédant enfin à la marque qui me faisait rêver il y a 20 ans avec un MINOLTA « Dynax Si super ». Autofocus et exposition automatique, entrainement motorisé, nombreuses options, le tout débrayable à volonté afin de retrouver le plaisir de la maîtrise. Son équipement optique était fait de deux zooms, un 28-80 et un 75-300. Cet appareil était une « bête de course » pour son époque mais sa carrière fût hélas contrariée par l’arrivée du numérique et par l’annonce surprise de Minolta décidant d’arrêter à court terme le secteur de la photographie.

Ceci étant, je n’ai pas le sentiment d’avoir fait de bien meilleures photos pour ça en dépit du bijou technologique que j’avais entre les mains. J’ai encore cet appareil à ma disposition.

Après une période de flottement, rebuté par les prix pratiqués pour l’équivalent reflex en numérique, j’ai opté, en 2005, pour une solution intermédiaire en faisant l’acquisition d’un « bridge » numérique. Entre temps je m’étais un peu fait la main avec un appareil OLYMPUS Camedia C740 que l’on m’avait prêté et que j’avais trouvé particulièrement attrayant.

Toujours fidèle à Minolta, lequel s’était entre temps associé à Konica, j’ai opté pour un « Dimage A200 »  8 Mpix à objectif fixe zoom 28-200.

Pour mes premiers pas dans le numérique, cet appareil est un de ceux qui m’ont donné le plus de satisfaction. Je continue d’ailleurs à l’utiliser régulièrement, d’une part pour sa compacité et son poids plume et par ailleurs du fait de sa très grande polyvalence (fonction macro, vidéo, écran multi-pivotant, etc.).

Alors, me direz-vous ? Pourquoi avoir encore une fois changé ?

C’était sans compter sur les sirènes du reflex et de l’envie d’avoir un vrai viseur optique, de pouvoir combiner des objectifs différents, de disposer d’une résolution encore meilleure, de disposer d’un grand écran, et peut-être de pouvoir un peu frimer aussi…:-o. Mais ce n’est pas la seule raison.

J’enrageais de voir mes deux zooms Minolta s’ennuyer dans leurs sacoches et, lorsque j’ai appris que Sony avait repris les concepts et les brevets de Minolta en acceptant de tels objectifs, mon imagination n’a fait qu’un tour. Il me fallait acquérir un boîtier de ce type !

Selon le principe énoncé par un célèbre publicitaire avec les Rolex, je me suis dit : « Si à 60 ans on a pas un reflex numérique, on a râté sa vie » :-)). C’est ainsi que je suis devenu possesseur, depuis bientôt 2 ans, d’un SONY Alpha 550 14 Mpix. La « bête » est certes performante mais j’ai mis beaucoup de temps pour l’apprivoiser, et je ne pense pas l’avoir encore totalement maîtrisée. Les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur de ce que j’imaginais. Devant la multitude de paramétrages possibles l’envie d’en jouer un peu trop m’a finalement joué des tours.  Il n’empêche qu’en dépit de l’absence de vidéo, de mode macro et d’un viseur un peu étroit, la qualité de l’image est exceptionnelle et le plaisir est grand.

Ainsi, doté de son 28-55 d’origine et des deux objectifs de son ancêtre argentique, évoqués plus haut, je pensais être au top. Que nenni…! Les résultats obtenus avec les anciens objectifs étant corrects, mais sans plus, et l’encombrement et le poids étant devenus par ailleurs un handicap non négligeable, j’ai finalement opté récemment pour un zoom polyvalent 28-200 de la marque Tamron, lequel quitte dorénavant assez peu le boîtier pour faire place aux autres. 😉

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