La petite Reine du jardin

Ophrys apifera - vue généraleConnaissez-vous cette petite plante sauvage, sur sa tige frêle, avec ses drôles de fleurs ?

Beaucoup reconnaîtront peut-être une orchidée sauvage connue sous le nom populaire d’Orchidée abeille ou encore, pour les puristes, sous son nom scientifique d’Ophrys apifera.

Ophrys apifera - les fleursCelle-ci a commencé à habiter un quartier de mon jardin en juin 2006, date à laquelle j’en avais tiré les premiers portraits.

Par la suite, elle a fait plusieurs tentatives pour apparaître  à nouveau, mais jamais couronnées de succès, soit du fait d’une chaleur excessive pour elle, soit pour avoir été dévorée par quelques petites bêtes gloutonnes 🙁 soit pour d’autres raisons qu’elle n’a pas voulu me confier 😉

Depuis deux ans, elle réapparaît dans le même coin, mais cette fois-ci à l’abri d’un petit muret, jusqu’à aujourd’hui où la belle me fait enfin l’honneur d’une tige d’un vingtaine de centimètres, dotée de quatre petites fleurs dont l’envergure totale ne dépasse pas deux centimètres, ce dont on ne se rend pas forcément compte en regardant les photos ci-jointes. Pour ma part je leur trouve des « bouilles » sympathiques et expressives. Cliquez sur les images pour les agrandir).

Ophrys apifera - détail de faceIl s’agit donc d’une plante qui peut passer totalement inaperçue lorsqu’elle est ainsi isolée. Bien qu’elle ne soit pas rarissime, elle fait tout de même l’objet d’une relative attention de la part des botanistes.

Elle aime paraît-il les sols calcaires et vit en symbiose avec un champignon sans qui elle ne survivrait pas. Pour ma part, depuis que je l’ai de nouveau localisée, je me suis contenté de la « chouchouter » un peu en lui apportant du terreau ainsi qu’un peu d’engrais, spécifiques pour les orchidées, sans oublier bien sûr de la protéger du froid par une grosse poignée de feuilles.

Ophrys apifera - détail de profilL’orchidée abeille porte son nom du fait qu’elle use d’un subterfuge pour attirer les abeilles mâles en émettant des phéromones qui imitent à la perfection celles de la femelle. Ainsi l’abeille lui est un vecteur de pollinisation… Futée la belle, n’est-ce pas ? :-D.

Ophrys apifera - détail reproductionCeci étant, si cette stratégie n’aboutit pas, elle va avoir recours à l’auto-fécondation. Sa configuration assez complexe, illustrée ci-contre, est là pour le lui permettre.

Si vous vous intéressez à cette jolie petite plante, plutôt que de vous faire de longs discours, je vous engage à visiter quelques sites sur internet, dont l’incontournable article de Wikipédia, ou encore cet autre site qui propose des schémas détaillés. Sinon, tapez tout simplement son nom commun dans un moteur de recherche quelconque et vous trouverez plusieurs sites qui en parlent, et surtout de très nombreuses photos.

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