Carnet de voyage en Corse – Partir

Après la présentation générale de la semaine dernière, voici un premier article à caractère pratique consacré aux préparatifs.

Partir pour la Corse ne présente pas plus de difficultés que pour n’importe quelle autre destination dans l’Hexagone.

TTraversées Corse-Continentoutefois, le point le plus particulier réside dans le choix du moyen de transport pour se rendre sur l’île, ce qui peut nécessiter de s’y prendre suffisamment à l’avance pour réserver sa traversée, que ce soit en bateau ou en avion, et surtout pour bénéficier des meilleurs tarifs possibles. En effet, la Corse est une destination relativement chère, et entres autres du fait du coût de la traversée.

Pour notre part, après avoir choisi la solution de l’avion pour notre premier séjour en 2003, nous avons par la suite toujours privilégié le bateau. Le comparatif en termes d’avantages et d’inconvénients s’impose tout de même :

  • Avec l’avion, le coût du transport seul est peut-être plus avantageux que celui d’une traversée en bateau (et d’autant plus si l’on y réserve une cabine). En plus, l’avion permet d’être sur place assez rapidement alors que, dans l’autre cas, il faut d’abord se rendre à Marseille, Nice ou Toulon, puis passer ensuite plusieurs heures en mer, voire une nuit entière. 
  • En revanche il est nécessaire de prévoir la location d’un véhicule pour la durée du séjour, ce qui représente un coût non négligeable, outre le fait que l’on n’est pas toujours serein compte tenu des difficultés que l’on peut rencontrer sur les routes de l’île avec un véhicule de location, et les clauses d’assurance qui y sont associées, lesquelles sont parfois très contraignantes. Enfin, le fait de disposer de son propre véhicule permet de ne pas se contraindre en termes de bagages, et en particulier pour le retour ;-).

Le Pascal Paoli dans le port de BastiaAinsi donc, nos quatre derniers voyages se sont effectués avec le bateau, et toujours avec la compagnie SNCM.

En dépit d’une réputation de fiabilité assez peu flatteuse, nous n’avons pas eu, jusque-là, à nous plaindre de difficultés importantes en dehors d’un retour précipité à Marseille (une heure après le départ) suite à une avarie technique, et d’un préavis de grève, sans suite, la semaine dernière.

Galerie ntérieure du Napoléon bonaparteNous n’avons pas eu non plus à nous plaindre, ni de l’accueil du personnel ni du confort des navires.

L'enfilade des niveaux du Danielle CasanovaSi nous avions un conseil à donner, il vaut mieux privilégier les grands navires que sont le Napoléon Bonaparte, le Daniel Casanova ou encore le Pascal Paoli, lesquels sont assez modernes et offrent des prestations plus fournies que les autres bâtiments plus petits.

Ce que nous apprécions dans le voyage par la mer, en plus des avantages cités dans le comparatif précédent, c’est le fait d’avoir vraiment l’impression d’être en vacances à partir du moment où l’on est sur le bateau.

Le spectacle de Marseille, dont on s’éloigne au coucher du soleil, est un grand moment avant d’aller dîner.

En partant des quais de la joliette

Vue générale de Marseille

Plus de photos disponibles en cliquant ici.

De même, le contournement du Cap, ou de la pointe de la Parata et des Iles Sanguinaires, au lever du jour avant d’arriver à Bastia ou à Ajaccio est un spectacle dont on ne se lasse pas. Bref, le tout a un petit parfum d’aventure… ;-), en tout cas bien plus que dans une salle d’embarquement ou un hall de récupération des bagages à l’aéroport.

Le choix du point d’arrivée dépend bien évidemment de ce que l’on souhaite faire par la suite.

L'entrée du port de Bastia

Nous n’avons expérimenté, pour l’instant, que les ports de Bastia et d’Ajaccio, et nous avons une petite préférence pour Bastia.

Outre le fait de longer le Cap pendant la dernière heure au lever du soleil, voire de humer déjà l’odeur fleurie ou poivrée du maquis si le vent s’y prête, La place Saint-Nicolas à Bastiail faut prendre le petit déjeuner à une terrasse de café sur la grande place Saint-Nicolas, ou sur le vieux port, tout en regardant les Bastiais vaquer à leurs occupations et en s’imprégnant de leurs intonations de voix inimitables. Tout ceci procure un moment de détente formidable avant de se lancer à l’assaut du Cap Corse.

Le vieux port de Bastia au pied de la cathédraleTant que vous y êtes, prenez un moment à vous balader un moment dans les rue de la vieille ville.

Pour vous donner une idée, jetez un œil à cet album de photos, prises un dimanche matin de fin septembre.

S’agissant des périodes pour effectuer un séjour en Corse, beaucoup vous dirons qu’il vaut mieux éviter la haute saison en juillet et en août.

En ce qui nous concerne nous avons expérimenté, avec bonheur, les périodes de moyenne saison avec 3 séjours en mai, un en septembre et le dernier fin juin. Les Corses s’accordent à dire que ce sont les périodes idéales, et celles pendant lesquelles la population locale est la plus accueillante et la plus disponible.

Les guides de basePour ce qui est de la littérature nécessaire afin de profiter au mieux de votre séjour, les grands classiques que sont le guide vert Michelin, celui du Routard, et le cas échéant le guide Hachette, suffisent amplement.

En complément nous nous inspirons souvent, avant de partir, de quelques « beaux livres » d’images que nous avons à la maison. Cette année nous avions également emmené  « la Corse par chemins et sentiers » des éditions Ouest-France dans la série Itinéraires et découvertes, lequel est très intéressant, même si nous ne pratiquons pas vraiment la randonnée pédestre.

Enfin, ne pas oublier, bien évidemment, une bonne carte routière ! Pour notre part, nous nous satisfaisons tout à fait de la bonne vieille carte Michelin au 1/150 000 (référence 345 local) que nous avons dû nous résoudre au renouvellement après 4 séjours ;-).

Ceci étant, il vaut mieux avoir un peu préparé ses itinéraires à l’avance plutôt que de découvrir le contenu des guides le matin en débarquant du ferry… 😉 En ce qui nous concerne c’est chaque fois un travail assez conséquent qui est réalisé durant le mois qui précède le départ, avec carte et guides en main et deux ou trois bons surligneurs pour « taguer » la carte. 😉

Pour les aspects vestimentaires, en moyenne saison, prévoyez « léger » car vous risquez d’être surpris par le climat par rapport à celui que vous venez de quitter sur le continent. Pensez également à vous chausser « confort » car, même si vous ne faites pas de  la grande randonnée, vous allez souvent rencontrer du terrain escarpé, y compris dans les rues des villages de l’arrière pays. Ceci étant prévoir quand même une polaire voire un coupe vent. En effet, si vos excusions vous amènent vers la montagne, les fin d’après-midi peuvent être fraîches. Pensez également à la traversée si vous voulez flâner sur le pont à regarder les lumières de la côte, et de même sur les bords de mer pendant le séjour lorsque le vent est soutenu.

Voilà, vous êtes prêts à partir… C’est le début du dépaysement.

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Une réponse à Carnet de voyage en Corse – Partir

  1. Antoine dit :

    … Vivement la suite !
    Rien que les préparatifs, ça fait déjà rêver et donne envie d’y être !
    🙂

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