La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Non… ne vous méprenez pas, je ne viens vous faire ici des révélations inédites sur un quelconque point d’actualité ! Ce titre est en fait celui d’un roman dont je viens de terminer la lecture et que j’ai beaucoup apprécié, au point de vouloir vous en parler et de vous donner envie de le lire à votre tour, si ce n’est pas déjà le cas.

Joël DickerIl s’agit en fait du second roman d’un écrivain Suisse-Romand dénommé Joël Dicker, lequel a reçu pour ce livre le grand prix du roman de l’Académie Française en 2012 ainsi que le prix Goncourt des lycéens, après s’être placé, tout de même, en troisième position dans la sélection du jury Goncourt.

Gros pavé de plus de 800 pages, il s’agit d’un ouvrage à facettes multiples qui mêle habillement histoire d’amour et intrigue policière sur fond de littérature, et le tout dans le cadre restreint d’une petite bourgade de bord de mer où tout le monde connaît tout le monde.

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La vérité sur l'affaire Harry QuebertNous sommes à Aurora petite ville côtière du New Hampshire avec sa plage, sa marina, son poste de police, son pasteur, son quartier de Goose Cove avec ses villas cossues qui donnent sur l’océan, sa forêt de Side Creek toute proche et, bien évidemment, ses habitants qui se connaissent tous plus ou moins et qui se rencontrent bien souvent au Clark’s, le restaurant populaire de la ville.

La vie aurait pu continuer à se dérouler paisiblement si, ce 30 août 1975, Nola la fille du pasteur Kellergan ne disparaissait après avoir été aperçue poursuivie par un homme dans la forêt. En dépit des recherches minutieuses qui s’en ont suivies, Nola n’est plus jamais réapparue.

A New-York, en 2008, Marcus Goldman est un jeune écrivain qui, après un premier roman à succès, se retrouve confronté au syndrome de la page blanche, incapable de produire un nouveau bouquin comme le contrat avec son éditeur l’y oblige. Désorienté il décide d’aller chercher de l’aide et du réconfort auprès de Harry Quebert, son ami et ancien professeur de littérature à l’université, lequel habite justement à Aurora dans une belle villa du quartier de Goose Cove. Harry Quebert est également écrivain et il est entre autres l’auteur d’un roman devenu emblématique : « les origines du mal ».

Durant son séjour à Goose Cove, Marcus découvre que, durant les années 70, Harry a eu une liaison amoureuse, purement platonique, avec Nola Kellergan, la fille du pasteur alors âgée de seulement 15 ans. Harry ne s’est jamais vraiment remis de la disparition brutale de la jeune fille. Par respect pour son ami, Marcus décide de garder ce secret et de jamais plus en reparler.

Quelques mois plus tard, Harry appelle Marcus. Effondré, il lui annonce que Nola a été assassinée et que son corps vient d’être retrouvé, enterré dans son propre jardin. Les premiers soupçons se tournent bien évidemment vers Harry Quebert, bien que sa liaison avec Nola, 33 ans plus tôt, n’ait jamais vraiment été ébruitée. Marcus va donc aussitôt se rendre à nouveau à Aurora pour soutenir son ami et surtout tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, persuadé par ailleurs que Harry n’a jamais pu tuer Nola à laquelle il tenait tant.

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Aurora_NHIl est temps que j’arrête ici pour vous laisser le soin, et le plaisir, de découvrir la suite de cette affaire qui va se révéler riche en rebondissements. En fait, ce livre est parfaitement addictif. En dépit de ses 800 pages, on devient accroc tant la narration est menée tambour battant et vous laisse à chaque fin de chapitre avec de nouvelles hypothèses dans l’affaire, avec des révélations surprenantes sur les différents protagonistes mais aussi avec des aspects jusque-là occultés dans la vie de Quebert lui-même.

Au-delà de l’intrigue policière elle-même, c’est aussi le déroulement de la vie de Harry, de Marcus, de Nola et de toute la petite communauté d’Aurora, mais aussi toute une réflexion autour de la littérature, de l’art et de la difficulté d’écrire, du monde sans scrupule de l’édition qui ne cherche que le scoop et le profit, etc.

En conclusion voici un très bon livre à mon avis, bien qu’il n’ai pas été forcément bien reçu par certains critiques littéraires. Certes l’écriture y est peut-être un peu standard mais à mon sens elle a le mérite de dérouler les faits avec clarté et simplicité, sans fioriture. Certains ont cru voir dans ce livre un côté prétentieux de l’auteur au travers de la description qu’il fait de Marcus Goldman. Pour ma part, ceci m’a en effet un peu effleuré mais sans plus, d’autant que certains aspects de la personnalité de Goldman ne sont pas vraiment glorieux.

Je suis bien conscient que je n’apporte pas un scoop avec cet article. En effet, « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » remonte à presque 3 ans et de nombreux avis ont déjà été postés sur internet depuis ce temps. En revanche, sachez que Joël Dicker vient de terminer son troisième roman. Celui-ci sera disponible dès le 1er octobre prochain. Son titre est :

« Le livre des Baltimore ».

Nous en reparlerons peut-être… 😉

En attendant, vous pouvez jeter un œil à mes autres articles concernant la littérature.

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Pour en savoir plus sur « La vérité sur ‘affaire Harry Quebert » et sur son auteur, allez jeter un oeil à ces quelques pages sur internet :

Sinon, il vous suffira de saisir le nom du livre ou celui de son auteur dans tout bon moteur de recherche pour découvrir de nombreux articles complémentaires.

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Une réponse à La vérité sur l’affaire Harry Quebert

  1. Gilles dit :

    Je viens de terminer la lecture de « Le livre des Baltimore » dont je parlais à la fin de cet article. Dans cette chronique familiale, on y retrouve Marcus Goldman comme narrateur. Il nous y fait ainsi découvrir sa famille, et plus particulièrement ceux de Baltimore dont il ne fait pas partie mais qu’il admire plus que tout car tout y est tellement mieux que chez les siens, les Goldman de Montclair. Pour plus de détails sur le synopsis voir cet article de Wikipédia.
    Très franchement je n’ai pas trouvé ce roman à la hauteur du précédent, même s’il demeure malgré tout intéressant. Plus précisément, une bonne première moitié est d’une lenteur affligeante et même un tantinet « gnan-gnan » et truffée de niaiseries dont on aurait pu se passer. Ce n’est qu’au bout de 200 pages laborieuses que l’on en vient au faits en découvrant, petit à petit, les méandres peu glorieux de la vie des membres de cette famille où tout n’est pas aussi idéal qu’on pouvait l’imaginer initialement. Chacun se révèle en effet avec ses parts d’ombre, ses petites faiblesses, ses petites bassesses, et c’est là que Joël Dicker donne le meilleur lorsqu’il dissèque ces différentes personnalités, y compris son héros Marcus.

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