La tristesse du Samouraï de Victor del Arbol

Il n’y pas si longtemps, je vous parlais d’un roman espagnol intitulé L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón. Aujourd’hui, deux fois n’est pas coutume… 😉 c’est à nouveau un roman espagnol qui a retenu mon attention.

Cette fois-ci, il s’agit du roman La Tristesse du Samouraï écrit par Victor del Arbol. Ce dernier, après vingt ans passés dans la police régional de Catalogne, s’est reconverti dans l’écriture de romans noirs, à mi-chemin entre le roman policier et le thriller.

Ecrit en 2011, la tristesse du Samouraï est le second roman de Victor del Arbol et celui qui a déclenché sa notoriété dans de nombreux pays, d’autant plus d’ailleurs qu’il a reçu la distinction du meilleur polar européen en 2012.

Si ce roman peut bel et bien s’apparenter à un roman policier, il propose un autre angle de vue tout aussi important par sa dimension historique. En effet, au travers d’une histoire complexe, on va revisiter tout un pan sombre de l’histoire espagnole, de 1941 sous le régime naissant du franquisme jusqu’au début des années 80 durant lesquelles quelques nostalgiques rêvaient encore de renverser la jeune démocratie (quid de la tentative de putsch de février 1981).

C’est ainsi que l’auteur nous fait découvrir petit à petit toute une série de personnages qui n’ont a priori rien à voir les uns avec les autres et ceci d’autant plus que le déroulement alterne, de chapitre en chapitre, entre le début des années 40 et celui des années 80. Tout ceci est construit comme une sorte de puzzle dont chaque pièce finit par trouver ses voisines, où chaque personnage, même le plus anodin, va réapparaître des années plus tard, directement ou indirectement, et compléter ainsi progressivement le tableau qui reconstitue le drame.

L’histoire commence en 1941, dans la région de Mérida, où la famille Mola vit sous le joug inflexible de Guillermo le père, un lieutenant de la première heure de la dictature franquiste, avec l’aide indéfectible de Publio son fidèle homme de main. Isabel Mola s’apprête à partir au Portugal avec son plus jeune fils Andrès, fuyant ainsi son mari dont elle a cautionné une tentative d’assassinat. Publio va faire en sorte de l’en empêcher et Isabel disparaîtra d’une balle dans la nuque dans une carrière désaffectée. Quarante ans plus tard, à Barcelone, Maria est une jeune avocate qui vient de consolider sa réputation en envoyant en prison Cesar Alcalà un policier jugé coupable de violences sur un pauvre type à moitié clochard qu’il soupçonnait d’avoir enlevé sa fille.

Bon, je sais que je ne devrais pas, mais je vous livre quand même une première piste…! Cesar se trouve être, en fait, le fils de Marcelo Alcalà lequel était le précepteur du jeune Andrès Mola, petit garçon psychologiquement fragile. A la suite de l’assassinat d’Isabel, c’est Marcelo qui sera désigné comme coupable et exécuté dans une geôle de la prison de Barcelone. C’est tout, je ne vous en dis pas plus et, de toute façon, vous n’êtes pas au bout de vos surprises si vous décidez de vous lancer dans la lecture de ce bouquin totalement addictif.

Que vous dire de plus si ce n’est que je vous en ai peut-être déjà trop dit, que j’ai beaucoup aimé ce bouquin et que je vous en recommande vivement la lecture. Ceci étant, sachez que de nombreux articles existent sur internet et il vous suffira de taper le nom du roman pour découvrir des dizaines de références. Pour ma part j’ai retenu les quelques suivantes :

A noter, pour terminer, que Victor del Arbol a écrit 4 autres romans dont un sorti récemment intitulé « La veille de presque tout ».

Allez…! bonne lecture et n’hésitez pas à faire part de vos avis en postant des commentaires dans l’espace réservé à la fin de cette page.

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