Les films vus récemment (avril)

Après mes communications de février et mars, voici quelques commentaires sur les films vus en avril.

 

  • Coup d’éclat. Ce film policier, sur fond de traque des étrangers sans papiers, n’est pas particulièrement une réussite, en dépit de Catherine Frot dans le rôle principal en capitaine de police judiciaire un brin alcoolique. Tout ceci est assez lent, et certains passage peu vraisemblables. Toutefois, l’ambiance lugubre des quartiers de Sète et du commissariat miteux est édifiante. Si ce film peut faire penser au « Petit lieutenant » de Xavier Beauvois, avec Nathalie Baye, il ne lui arrive pas à la cheville.
  • La fille du puisatier. Voici un film dont il est vraiment difficile de dire du mal. Toutefois, la proximité avec les deux « monuments » de Claude Berri, que sont « Jean de Florette » et « Manon des sources » ne supporte pas la comparaison. En effet, cette belle histoire, cousue de fil blanc, n’a pas l’intensité dramatique des deux autres œuvres de Pagnol. En conséquence, le film en pâtit un peu. Ces réserves étant faites, La fille du Puisatier est quand même un film qui vaut le détour. Daniel Auteuil y est parfait, à la fois comme réalisateur et comme acteur. L’image est superbe, les décors choisis, tout y est. Si Benoît Magimel n’est pas très convaincant dans le rôle de l’amoureux, Kad Merad y est en revanche très bon et en parfaite osmose avec le jeux d’Auteuil.
  • Lincoln sentence. Un avocat cynique, spécialisé dans la petite pègre de Los-Angeles, se trouve confronté à un client qui va le manipuler jusqu’à l’extrême. Film intéressant, suspens maintenu jusqu’au bout. De plus, c’est l’occasion pour mieux comprendre le mode de fonctionnement de la justice américaine. Vaut le détour.
  • Sans arme, ni haine ni violence. De, et avec, Jean-Paul Rouve. Ce film est censé retracer le parcours d’Albert Spaggiari, le prétendu cerveau du casse de Nice en 1976. Je n’ai pas été du tout convaincu, et encore moins après m’être renseigné sur la véritable nature de Spaggiari, dont ce film finirait par le faire passer pour un héros, genre Robin des Bois, alors que son CV est nettement moins reluisant.
  • La proie. Voici un thriller Français qui vaut qu’on s’y arrête. Le suspens est porté jusqu’au bout par un Dupontel impressionnant, sorte de Robocop, invincible malgré les blessures, à la poursuite d’un dangereux détraqué. Parmi les autres acteurs, Stéphane Debac ( qui m’était inconnu jusqu’à ce jour) campe un personnage inquiétant à souhait. Ce n’est pas un grand chef d’œuvre mais à voir éventuellement, au moins pour Dupontel.
  • Voir la Mer. Bof…! Bof…! On a vu mieux de Patrice Leconte. C’est gentillet, ça se laisse voir, c’est tout.
  • Yann Piat, chronique d’un assassinat. Avant de regarder ce téléfilm d’Antoine De Caunes, il faut bien se dire qu’il ne s’agit ni d’un documentaire ni même d’un docu-fiction mais d’une fiction, inspirée de faits réels certes. Ceci étant admis, il faut reconnaître que le scénario colle de manière assez factuelle à la description « officielle » des faits telle qu’elle est relatée, par exemple dans Wikipédia, en se concentrant sur la piste de la nébuleuse mafieuse, laquelle sévissait à l’époque dans le Var, et en particulier à Hyères, avec des connexions plus ou moins explicites avec le monde politique. Karine Viard incarne cette icône politique avec beaucoup de conviction et les second rôles sont également très crédibles. A voir si l’occasion se présente à vous.
  • Une séparation. J’ai quelques scrupules à ne pas être enthousiaste à propos de ce film qui a décroché les plus grandes distinctions, qui a fait l’objet d’un tapage médiatique important et qui est en voie de s’ériger comme une sorte de référence cinématographique. Malgré cela, je suis en effet un peu déçu. Les acteurs sont bons mais finalement, le seul intérêt que j’y ai trouvé est la description d’une société Iranienne que l’on méconnait un peu, avec une condition féminine pas très enviable. S’agissant de l’histoire elle-même, celle-ci n’a rien d’extraordinaire et il n’y a pas lieu d’en faire un chef d’œuvre rien que pour cela. S’agissant du messages politique ou social que l’on est sensé y trouver, personnellement je trouve qu’il est bien discret (on comprend certes pourquoi 😉 ). Pour finir, je me demande si un tel film aurait eu autant de succès s’il ne s’était pas agit d’un film Iranien, sous couvert du courage (bien réel, j’en conviens) de la part du réalisateur.
  • True Grit. Dans l’ouest Américain, une toute jeune fille, dotée d’un fort caractère, se met en tête de retrouver l’assassin de son père. Pour cela elle engage un chasseur de bandits en la personne d’un vieux Marshall truculent et un brin alcoolique. Conjointement un policier d’un autre état est justement à la recherche du même homme. La drôle d’équipe part donc en territoire indien mais pas forcément avec les mêmes idées. Ici, les frères Cohen nous livrent un western un peu atypique qui se laisse regarder mais cela n’a pas le niveau des productions du grand Clint… Par ailleurs cela n’arrive pas non plus à la cheville du superbe « No country for old men ».
  • Titanic. Pour terminer, faut-il encore parler de ce film de Cameron qui a eu tant de succès lors de sa première sortie il y a 15 ans ? Tout ceci a un peu vieilli et il est difficile maintenant de retrouver l’émotion initiale. Il n’empêche qu’il s’agit d’un film référence, au moins pour le côté grandiose, la reconstitution minutieuse de ce palace flottant, les effets spéciaux, sans oublier un scénario et une intrigue originaux autour du diamant bleu. Léonardo DiCaprio et Kate Winslet ont fait depuis du chemin. Personnellement je les ai retrouvés excellents, l’un comme l’autre, dans le très bon film « Les noces rebelles » (si vous ne l’avez pas vu, notez le dans votre calepin).
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